02 mars 2007
LE PEN au secours du soldat SARKOZY

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Comme en 2002, il avait permis de reconduire Chirac au Château, le patron du FN vole aujourd’hui au secours de Sarkozy. Comme en 2002, Le Pen crie au complot, on lui pique des signatures, pourtant cette fois, on a de bonnes raisons de le croire, pas de Jean Marie aux élections, c’est du pain béni pour Nicolas…
Depuis longtemps déjà, Sarko mange sur les terres du Front National (le vieux patriarche le rappelle d’ailleurs à chaque fois à qui veut bien l’entendre) une confusion des genres bien pensée pour ratisser toujours plus large. Le candidat de l’UMP rêvait d’un duel avec Ségolène, la partie était facile et les médias ont déroulé le tapis, mais voilà, Bayrou est venu jouer les troubles fêtes, un candidat symbole, à tors ou à raisons, des anti Sarko et des anti Ségo. Le 3ème homme commence sérieusement à inquiéter les états-majors, il vole des voix chez les 2 nominés, l’effronté ! L’heure est grave, il faut se débarrasser de lui, il va tout faire capoter ! L’UMP et le PS ont donc changé leur fusil d’épaule, haro sur le Béarnais, ennemis d’hier, amis d’aujourd’hui ?
Il faut sauver le soldat Sarkozy. Le Pen absent dès le premier tour, c’est des centaines de milliers de voix, d’un coup d’un seul, pour le ministre candidat. Mais surtout, un soutien bien utile et dans tous les scénaris pour le second tour, en cas de duel face à Bayrou, lui-même profitant des reports de voix de la gauche, mais également dans l’autre cas, celui d’un match face à Ségolène, elle, gagnant des voix Bayrouistes. Jean Marie vient de porter plainte contre De Villiers (l’affaire des signatures dont toute la presse a parlé et dont on ne parlera pas ici puisque vous l’avez vu, lu et entendu), le vicomte de Vendée ne peut donc espérer récupérer des voix FN si Le Pen se retirait de l’élection. Le vieil homme, fidèle a lui-même, ne donnera pas de consignes de votes à ses gentils électeurs, il n’appellera pas non plus à l’abstention, pas le genre de la maison… Un petit jeu, dont tout le monde connaît les règles et surtout les conséquences, un Lepéniste ne votera pas Ségoléne, non, il dira oui à Sarkozy… tactique ou pas, le Pen sera-t-il la dernière carte du clan Sarkozy ?
23 février 2007
Il n’est jamais trop tard chez Canal…

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La chaîne n’invitera plus Loïc Le Meur dans
l’émission « En Aparté », le roi des blogs est suspendu en raison de
son soutien affiché en vers le candidat de l’UMP, une pause au moins jusqu’au 2ème
tour… Pour rappel Loïc Le Meur est le « Monsieur internet » de
Nicolas Sarkozy, il a toujours fait la promo de son candidat et depuis
longtemps sur la blogosphère, avançant à visage masqué, il n’a fait son « coming
out » que très récemment. Bonne nouvelle pour le pluralisme, dommage que
la chaîne le découvre seulement maintenant…
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image : blognet.free.fr
29 août 2006
Sarko, l’ami des stars…ou l’inverse !

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Après Jean Marie Bigard, Jean Reno et Christian Clavier – amis pour la vie – le clan Sarko vient de recruter une nouvelle vedette en la personne de Johnny Hallyday. L’idole des jeunes, ses chansons étaient déjà régulièrement diffusées en boucle dans les meetings présidentiels du patron de l’intérieur, vient de franchir un pas décisif à son adhésion au parti majoritaire. Notre Jojo national - dixit la diaspora journalistique – souhaite ainsi « donner un coup de main dans la mesure de ses moyens », merci l’ami !
Allumer le feu. Ce week end, il sera donc de la fête à l’occasion de l’université d’été des jeunes soldats UMP à Marseille, "Johnny Hallyday a annoncé sa venue. Nous nous en réjouissons", a affirmé Luc Chatel, porte parole du parti. La star répond ainsi aux appels de pieds du ministre de l’intérieur et lui offre par la même un joli cadeau, associer l’image d’un produit dérivé aussi puissant avec le combat politique, c’est à priori un gage de bonne réussite… à moins que…
Ségolène a choisi VOICI – dixit Laurent Fabius – Nicolas a préféré JOHNNY, enfin pour l’heure, à quand la couv’ de Paris Match ? Bientôt, patience…
16 juillet 2006
NICOLAS SARKOZY. "Témoignage"...et décryptage...
VOICI CE QU'ON PEUT LIRE CE MATIN EN UNE DU SITE OFFICIEL DE "TEMOIGNAGE".
CLIQUEZ DESSUS POUR AGRANDIR.
29 juin 2006
Libération, au galop pour Sarko !
Une page est tournée au sein du journal Libération, Serge July – patron emblématique et cofondateur du titre en 72 – a présenté sa démission ce matin devant la rédaction. « Le chef d'orchestre que j'ai été vous dit adieu, le journaliste aussi, infiniment triste de ne plus pouvoir écrire ici", a-t-il déclaré. L’épidémie « Sarko m’a tué » est décidément bien tenace.
Dès lors, le journal sera cogéré par la SCPL – la société des salariés de libé – et Philippe Clerget, conformément au vote du personnel. Un directeur transitoire a été nommé pour régler les affaires courantes. Si le trou financier a sans doute amené l’actionnaire à faire un peu de ménage, certains journalistes, dont la désormais célèbre Florence Aubenas, dénoncent – tout comme à Paris Match – une décision politique…
La suspicion est toujours facile, pourtant les preuves sont là. Edouard de Rothschild, financier et maintenant patron de presse, est un proche de Nicolas Sarkozy avec lequel il partage une passion commune pour le cheval – il est aussi à la tête de France Galop, la société de course hippique – et le saut d’obstacle… Le patron de l’UMP, toujours président du conseil général des Hauts de Seine, avait d’ailleurs récemment déclaré soutenir tous les sports dans son département, y compris le hippisme. Nos 2 chers amis ont désormais un nouveau poulain, Libération. Il est un peu jeune et rebelle mais promis il sera bien élevé.
17 mai 2006
Journalisme et affaires. LA VOIX DU NORD, histoire secrète…
Le nouveau format « tabloïd » lancé il y a quelques jours va-t-il effacer pour de bon les erreurs du passé ? Peut-être pas. Un ancien pigiste du quotidien Lillois a enquêté sur les coulisses de la vie d’un journal bien tranquille… en apparence.
« La Voix du Nord, histoire secrète » vient de sortir – dans l’indifférence générale – sous l’impulsion de son auteur Frédéric Lépinay qui entend remettre au goût du jour quelques casseroles hélas trop vite enterrées. Le journaliste dénonce le détournement de 1,2 millions d'euros de subventions européennes, il épingle également quelques grands noms de la profession - Yves de Chaisemartin et Henri Pigeat, respectivement anciens patrons du Figaro et de l’AFP – et n’oublie pas au passage de fustiger « cette fameuse déontologie médiatique ».
Ouvrage à caractère plutôt régional à priori, il n’en demeure pas moins intéressant pour tout lecteur ou passionné qui veut aller plus loin… Magouille en tout genre et connivence politique, un Phénomène qui n’échappe pas à la presse parisienne et finalement assez courant dans la presse régionale. Encore un brûlot ? Peut-être et alors. Un livre qui dérange et donc forcément difficile à trouver…
« La Voix du Nord, histoire secrète » (Les Lumières de Lille éditions) est en vente à Paris à la Librairie Nordest située dans le 10ème. Tél. 01 48 74 45 59
Commander le livre sur internet, c’est par ici.
16 mai 2006
Statu quo chez France soir et nouvelle venue dans la presse gratuite !

La justice a tranché pour le statu quo chez France Soir. Dans son arrêt rendu cette après midi, la cour d'appel de Douai s'est prononcée pour le plan de reprise de Jean Pierre Brunois et Olivier Rey. Cette annonce confirme donc le prochain départ de 61 journalistes de la rédaction, et donc comme prévu une nouvelle maquette dans les prochaines semaines. Quid du mouvement de grève ? Que va-t-il se passer dans les kiosques ? Pschitt !
Triste époque pour la presse quotidienne payante. Au même moment Le Figaro nous confirme également l'arrivée d'un petit nouveau chez les Gratuits en la personne de Direct Soir. Un quotidien made in Bolloré depuis le siège du groupe à Puteaux en banlieue parisienne, immeuble qui accueille déjà la chaîne Direct8, elle aussi gratuite, un moindre mal... Direct Soir devrait profiter à plein des synergies avec sa grande soeur de la Télé. Le mot d'ordre est donné : tout le monde devra mettre la main à la pâte. Démarrage prévu le 6 juin avec un premier test sur Paris et dans les grandes villes, la dernière version sera lancée officiellement à la rentrée. A priori beaucoup de people et plein d'infos sur la télé...autrement dit la version "soft" et gratuite de France soir, tiens donc...
Bien après l'arrivée de "20 Minutes" et "Métro", y-aura-t-il de la place pour 3 ? Rendez vous dans un an pour souffler la première bougie...
France Soir à l’heure des choix !

Le jour J est arrivé pour les salariés du journal. La cour d’appel de Douai doit se prononcer aujourd’hui sur les appels formulés par la société éditrice – Presse Alliance – ainsi que le comité d’entreprise. Ses derniers avaient déposé un ultime recours contre la décision du tribunal de Lille qui avait tranché en faveur du projet de reprise du couple Jean Pierre Brunois, homme d’affaires de son état, et d'Olivier Rey, journaliste sportif. Que faut-il donc espérer ou redouter ?
Premier cas de figure : La cour d’appel confirme la décision du tribunal de Lille. Les 2 nouveaux actionnaires pourront, de ce fait, redessiner comme il se doit les contours de France soir, et licencier par la même occasion une bonne partie du personnel. Si la contrainte économique parait justifiée en raison du gouffre, la nouvelle ligne éditoriale l’est en revanche beaucoup moins… Pour relancer les ventes, les nouveaux propriétaires ont déjà annoncé la couleur, s’inspirer du tabloïd Britannique, et adapter le concept chez nous. Adaptons alors… On nous promet beaucoup de people, du sport à gogo, un peu d’info et surtout pas de politique, on espère que ça va marcher !
Autre solution à double tranchant. La cour d’appel se prononce en faveur du CE, le plan de reprise est annulé et les enchères repartent de plus belle. Conséquence, pas de licenciement immédiat et sans doute la réapparition probable du quotidien le lendemain en kiosque. Tout de même, ça fait longtemps que ça dure. Si l’affaire est à nouveau renvoyée, les finances vont-elles suivre ? C’est bien la question. Mort lente ou mort subite…
Dernière minute : la cour d'appel de Douai confirme la reprise par le tandem "Brunois-Rey".
11 mai 2006
Infos médias, Libé s’y met aussi !
« Ecrans », c’est le nom du nouveau magazine hebdomadaire lancé par Libération en supplément à partir de Samedi, objectif dynamiser les ventes et attirer de nouveaux lecteurs.
Pas besoin de décodeur, le nom est suffisamment explicite. Ce nouveau magazine va traiter de TOUS les écrans – télévision, cinéma, DVD, internet et jeux vidéos – mais avant tout de contenus et non de supports selon la direction. C’est dans l’air du temps, les médias passionnent les foules. Au risque de se regarder le nombril, Radios, journaux, blogs (lebuzz) et sites spécialisés font leur marché, le petit monde des médias fait la une partout et tous les jours, patrons de chaînes et animateurs vedettes n’en demandaient pas tant, une cuillère pour la Une et une autre pour la 6, merci la soupe est super bonne…
Peut on se réjouir de l’arrivée de Libé sur ce créneau ? Oui. Le journal a toujours su garder une « certaine » liberté de ton, ses titres accrocheurs et ses calembours sont connus de tous, pourvu que ça dure… Car comme ses petits camarades, zapping et interviews fourniront le gros des pages. « Ecrans » proposera, lui aussi, sa sélection tv mais pas seulement, le web sera également passé au crible à travers une rubrique d’un nouveau genre appelée « Netoscope ». Les nouvelles technologies sont de la partie, la parole sera donnée c’est promis aux internautes qui ont testé les nouveaux matériels.
Bravo à Libération pour ces nouveautés et bon courage à eux, la tâche n’est sans doute pas facile et le pari plutôt osé (mais inévitable ?). Promis on lira, histoire de trouver un peu de « libé » sur les écrans. On l’espère… sinon à quoi bon ?
10 mai 2006
Diviser pour mieux régner !

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L’expression trouve plus que jamais tout son sens dans le conflit chez France Soir. Hier la liste des journalistes licenciés a été affichée dans les couloirs de la rédaction au siège à Aubervilliers en banlieue Parisienne. Les nouveaux repreneurs désignés par le tribunal de commerce de Lille – l’homme d’affaires Jean Pierre Brunois et son acolyte journaliste Olivier Rey – s’engagent à reprendre 51 personnes pour les plus optimistes. Autrement dit 61 personnes sont de trop.
« Une liste illégale et faite à la tête du client » proteste Christelle Bertrand, secrétaire ajointe du comité d'entreprise de France Soir. Une liste pour autant bien officielle puisque les premières lettres de licenciement sont parties hier après midi. La nouvelle direction promet néanmoins de faire tout son possible pour conserver jusqu’à 7 journalistes supplémentaires, ce qu’il faut pour fabriquer un journal populaire et recentré sur le foot, le people et les faits divers...
Un dernier espoir demeure pour les salariés, La cour d'appel de Douai doit examiner le 12 mai les recours déposés par le personnel et par Presse Alliance, société éditrice du quotidien. Pour l’heure, les « repris » et les « non repris » font cause commune et la grève a été reconduite, liste ou pas liste…




